Gilles Villeneuve est un pilote automobile légendaire qui a profondément marqué les Québécois grâce à sa carrière remarquable.
En effet, il est reconnu comme l’un des plus grands pilotes de Formule 1 de l’histoire, un titre qu’il porte toujours, même plusieurs décennies après son décès tragique survenu lors d’un accident sur la piste, alors qu’il n’avait que 32 ans.
Depuis, sa mémoire continue de vivre et c’est d’ailleurs dans cet esprit qu’un film basé sur sa vie sortira en salles cet automne, en plus de la récente inauguration d’une exposition intitulée Salut Gilles : une histoire de vitesse à Montréal.
Pour l’occasion, sa fille, Mélanie Villeneuve, s’est récemment entretenue avec le magazine 7 Jours.
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Dans le cadre de cet échange, celle-ci a fait plusieurs confidences au sujet de son père et de l’impact que celui-ci continue d’avoir encore aujourd’hui.
Elle a notamment tenu à parler du fait que son père demeure encore aujourd’hui une figure très présente dans l’imaginaire collectif, mais que ça n’a pas toujours été le cas.
Voici ce qu’elle a exprimé à ce sujet:
« Ça m’impressionne qu’il soit devenu une légende par la force de son narratif, mais on n’a pas passé les 40 dernières années à faire rayonner sa mémoire partout. À la différence, par exemple, d’un pilote comme Ayrton Senna, qui a connu une carrière exceptionnelle ; sa famille a mis beaucoup d’efforts à construire une structure pour qu’on puisse parler de lui et qu’il rayonne. Chaque fin de semaine de Grand Prix, on parle d’Ayrton Senna : il est constamment dans les médias, pas juste ici, mais aussi partout dans le monde. Il y a des photos de lui, des kiosques qui lui sont consacrés à Imola. Quelque part, on n’a pas fait ça pour Gilles, mais il demeure quand même vivant, et j’aimerais construire une structure pour le faire rayonner encore plus. »
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Elle a également partagé, en toute franchise, certains regrets qui l’habitent ainsi que le fait de ne pas avoir pu faire un « deuil normal »:
« J’ai tout le temps des regrets, confie Mélanie. Il y a eu une petite voix dans ma tête qui me disait d’en revenir et de passer à un autre appel, mais l’affaire est que je n’ai pas pu, parce qu’il est resté constamment dans ma vie. Chaque fois que je me déplaçais quelque part, de l’âge de neuf ans jusqu’à aujourd’hui, quand on savait que j’étais la fille de Gilles, on me parlait de lui. Je n’ai pas pu faire un deuil normal. Donc, je l’ai amené avec moi dans ma vingtaine, puis mes émotions ont changé, elles ont évolué. Je me souviens que j’étais fâchée contre lui quand j’avais 18, 20 ans, parce que j’éprouvais énormément de peine. Après ça, j’ai décidé de me pousser parce que c’était trop, je ne comprenais pas, je n’étais pas capable de gérer tout ça. Maintenant, ça devient plus un rassemblement. J’avais besoin de me ressourcer proche de lui, et c’est ce qu’il se passe. »
Plusieurs apprécieront très certainement cette prise de parole très honnête et vulnérable de la part de Mélanie Villeneuve.
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Le film Villeneuve: l’ascension d’une légende met en scène Rémi Goulet dans le rôle du célèbre pilote, alors que Rosalie Bonenfant interprète son épouse, Joann.
Un film que plusieurs attendent impatiemment!
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Photos: Page de Gilles Villeneuve
Source: 7 Jours

